dimanche 18 mai 2008

JE EST UNE O.MBRE

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Encore un Livre en Poémie Amie et le retour de ce cher DI BRAZZA

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Bonjour

Un certain nombre d'entre vous n'ont pas eu de mes nouvelles depuis longtemps. D'autres me connaissent à peine parce que le hasard d'un mail les a fait atterrir dans mon carnet d'adresse. Et voici que je me pointe pour vous mettre sous le nez le livre que j'écris et réécris depuis de nombreux mois.

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Il est désormais en vente en ligne ici : http://stores.lulu.com/dibrazza

Les ventes en ligne sur ce site sont évidemment sécurisées

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En cliquant sur le lien ci-dessus vous aurez  aussi la possibilité de lire les dix premières pages  de cet ouvrage dans l'aperçu qui vous sera proposé. Il vous suffira pour ça de cliquer sur le titre du livre. Merci d'en prendre connaissance et, pourquoi pas, de le faire connaître autour de vous.

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Bien à vous. Di Brazzá

Copyright: © 2008 L'esprit de suite Standard Copyright Licence

      

Livre Broché €14.00

Imprimé: 188 pages,  Couverture pleine couleur, 6" x 9", perfect reliure, noir et blanc encre intérieure, papier crème.

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Un court extrait (page 15):

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"Il y a les traces. Les traces palpables. Celles que nous laissons. Derrière nous, autour de nous, et pourquoi pas: devant nous. Celles que nous retrouvons toujours avec plaisir. Celles que nos proches peuvent emprunter s'ils le désirent.

Et puis il y a celles, impalpables, qu'il n'est pas donné à tout un chacun de voir.

Le mouvement de notre corps, ou du corps d'une foule qui s'inscrit dans l'air encore vrombissant.

Le sillon creusé - toujours dans ce qui est cet air qui nous compose et nous décompose - par les mots, les gestes des milliards de gens qui nous ont précédés sur les quelques mètres carrés que nous occupons.

Le sillon creusé par une hirondelle.

Chacun de nos gestes, chacune de nos paroles, chacun de nos écrits s'inscrit dans un océan de traces.

L'homme est né de l'empreinte.

Aussi est-il empreinte.

Et empreinte donne-t-il à voir.

Il y a les traces, oui. Comme il y a l'absence. L'absence qu'on traîne tous entre nos pas. Entre nos bras aussi.

L'absence: empreinte d'empreinte."

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dibrazza@wanadoo.fr

VOICI EN PRIMEUR UN PORTRAIT INEDIT de notre AMI DIBRAZZA concocté par LA CAUSE DES CAUSEUSES (Eh oui ! On a de la mémoire dans les idées ici...)

samedi 17 mai 2008

Les deux livres de Coumarine !

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Je ne sais pas par lequel je vais commencer !

Mes LECTURES SENTINELLES  ont reçu pas mal de livres d'ami(e)s tous ces temps et je voudrais écrire sur chacun d'entre eux correctement. Alors ... patience...

BRAVO COUMARINE !

lundi 31 mars 2008

chemins, fougères et détours , un tour du monde en Ardèche avec Joël VERNET

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A l’embouchure de tous ses paragraphes, Joël VERNET esquisse et prolonge son chemin poétique. Dans le livre collectif  chemins, fougères et détours , un tour du monde en Ardèche, je savoure encore cette évidence :

« Par la fenêtre , le  matin, la lumière appelle le voyage, la randonnée, la marche sur les crêtes.

[…]

Ces murettes de pierre sèche comme en équilibre dans l’espace, ce silence des maisons que l’on devine inhabitées, ces bergeries désertes dans les pâturages où du fumier sèche encore, une odeur âcre montant entre les vieilles poutres, de rares silhouettes émergeant un instant de la brume et ce ciel fameux du Nord de l’Europe qui se dévoile d’un trait pour, à nouveau disparaître, faisant de nous des noctambules en plein jour.

[…]

Les villages sont au bout de la route, tapis sous leurs secrets.

[…]

Cela, cette manière d’être au monde, en son cœur et dans la solitude extrême est un ravissement qu’aucune conversation humaine ne saura jamais remplacer.

[…]

Nous nous effaçons sans bruit, non pour disparaître, mais afin de gagner le retrait nécessaire, cela , sans tapage ni clameur.

[…]

Enfant, lorsque je vivais à la campagne, ce silence des hommes m’avaient toujours pesé.

[…]

La pluie est venue dans la nuit. En abondance.

[…]

J’ai vécu ici tant d’heures solitaires qui m’ont souvent durci le cœur tandis que le regard ne voulait qu’accueillir.

[…]

La vallée, pareille à une incise au pied de la montagne, grondait doucement du bruit de la rivière qu’on devinait…

[…]

Nous dressions des tables dans le vent des paysages majestueux…

[…]

L’aube trouvait les tables défaites, les petites ruines d’un repas, des bouteilles renversées, parfois les chaussures d’un enfant, une jupe , la jupe oubliée d’une femme, un béret sur le bois brut , quelques feuillets épars, le texte d’une chanson coincé sous le vieil accordéon…

[…]

Longtemps je me suis souvenu du visage de cette vieille femme, voisine de la ferme où nous vivions, chaleureuse, humaine, bienveillante et douce envers l’enfant que j’étais alors.

[…]

Il y a une grande tristesse dans le monde que même les plus grands rires ne peuvent fracasser.

[…]

Les chiens errants, affamés, assoiffés, toutes ces vies tues, silencieuses, ces noires silhouettes de femmes, ces ouvrières qui vivaient ici, au moulinage, dans le dortoir commun, descendant à l’aube l’escalier pour rejoindre le bruit saccadé des machines.

[…]

De tous temps, les ruines des fermes m’ont bouleversé.

[…]

Ce coin de terre est devenu mon Harar et je brûle les jours un à un.

[…]

Chacun est avec sa vie pesante ou légère, éphémère.

[…]

Parfois , j’éprouve le sentiment que la clarté s ‘est éloignée de ma vie …

[…]

Entre mer et terre, un jour de décembre, dans le pays de l’Orient, j’ai vu surgir les arbres en fleurs, les rires soudains de la nature, les orangeraies merveilleuses et j’ai compris, du train qui m’emportait, qu’une douceur de vivre était encore possible dans les endroits du monde où je n’aurais jamais pensé me rendre […] Dévorante , leur lumière .

[…]

Le sang rouge de la neige dans le cœur, le sang des épreuves, celui des joies, des danses autour des feux.

[…]

Durant l’après-midi, avec l’enfant à l’orée des bois.

[…]

J’aime aller ainsi vers la vie sauvage, imprévue, tâtonnante, ignorante alors que nous croisons tous des flots de péroreurs peu enclins à vouloir apprendre encore et encore.

[…]

Souvent, je voudrais être comme un chat sur un mur, me prélasser au soleil.

[…]

Dans l’enfance, les fleurs que dessinait le moule en bois sur la crème barattée.

[…]

Un jour, à travers les marches, dans les livres, je n’évoquerai plus que le scarabée bleu sur l’herbe verte.

[…]

[…]On aperçoit de vieilles gens, très seuls dans leur solitude.

[…] Quels sillons ont-ils tracé ?

[…]L’essentiel est dans le simple, forcément fustigé, dans ce feu qui s’est détourné des labyrinthes. Marcher va vers lui…

… […] Marcher est notre plus belle façon de vivre. » […]

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CHEMINS, FOUGERES ET DETOURS, Un tour du monde en Ardèche

Joël VERNET( Texte) , Jean-Gilles BADAIRE (Peinture),

Bernard PLOSSU et Daniel ZOLINSKY (Photographies),

Edité par  LA PART DES ANGES à l'occasion

d'une exposition à la Fabrique du Pont d’Aleyrac, Septembre 2007,

p.13 à 26 (extraits).

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POUR RENCONTRER

Joël VERNET à LYON  DEMAIN ! (Rappel)

à l’occasion de la parution de ses derniers livres : Le Désert où la route prend fin (éd. l’Escampette)

et Une barque passe près de ton seuil (éd. La Part commune).

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Rencontre et lecture le mardi 1er Avril 2008 à partir de 17 heures.

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Le Bal des Ardents, 17 rue Neuve - 69001 LYON.

Tel :          04 72 98 83 36       .

Bal-des-ardents@wanadoo.fr

jeudi 20 mars 2008

Quelques retours sur la journée du 15 Mars autour de Charles JULIET

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(c) Mth P Les Mains de Charles Juliet 2006

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Charles Juliet, l’exultation calme, samedi 15 mars à la Médiathèque Marguerite Duras (8ème arr de Lyon)
Rencontres poétiques en présence de l’écrivain et de nombreux invités, dont Rodolphe Barry, auteur et réalisateur du documentaire consacré à C. Juliet, “Libre le chemin”.

Cliquez sur les noms ci-dessous :

Jean-Claude BOURDAIS  "SI LE TEMPS LE PERMET"

Armand DUPUY "TESSONS"

Le PORTAIL CULTUREL de LYON ( Vidéo)

Et chez François BON , TIERS LIVRE !

dimanche 16 mars 2008

AUTOUR DE CHARLES JULIET, Lettres Lues...

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Dédié à Charles JULIET , le clarinettiste , par Jean-Christophe SCHMITT

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Ami(e)s Lecteurs et Lectrices ,

Nous nous en souviendrons ...

Journée d'une exceptionnelle densité émotionnelle...

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Nous avons tous et toutes besoin de repos et de rêver les suites de ce partage si prodigieux.

Merci  de coeur à tous.

La Cause des Causeuses

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P.S. Les absents vont recevoir leur livre par la poste très bientôt ! 

LISTE DES PARTICIPANTS A CE LIVRE D'HOMMAGE :

Les 47 Auteurs des lettres,

croquis et peintures

dédiés à

Charles Juliet

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Rodolphe Barry

Fanny Batt

Michel Bazin

Bobi and Bobi

François Bon

Jean-Claude Bourdais

Robert Bouvier

Bernard Cadoux

Guylaine Carrot

Joël Clerget

Jean-Gabriel Cosculluella

Anne De Boissy et Sylvie

Mongin-Algan

Tanguy Dohollau

Marie-Jo Drecq

Armand Dupuy

Mohammed El Amraoui

Bernadette Etcheverry

Jacqueline Ferret

Paul Gravillon

Michèle Hien

Cypris Kophidès

Max Lafont

Anne Lauricella

Christian Lux

Florence Marguier

Geneviève Metge

Marie Morel

Véronique Morin

Rajak Ohanian

Paul Otchakovsky-Laurens

Marie-Thérèse Peyrin

Didier Pobel

Yves Prigent

Chantal Ravel

Thierry Renard

Michèle Reverbel

Emanuelle Rey

Stéphane Roche

Marie-Ange Sebasti

Laurence Seguin

Jean-Pierre Siméon

Tchangodeï

Michel Vannet

Emmanuel Venet

Joël Vernet

Geneviève Vidal

Sylva Villerot

Anik Vinay

8

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Pour les autres lecteurs intéressés, possibilité de commande

en librairie

ou

auprès de Jacques André Editeur ( Du fait de la demande, Un retirage est en cours )

jeudi 07 février 2008

Rencontre-lecture avec Joël Vernet

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LIBRAIRIE TERRE DES LIVRES

Rencontre-lecture avec

Joël VERNET 

en partenariat avec l'Association Page blanche

A l’occasion de la parution de :

Une barque passe près de ton seuil, poèmes,

Ed La part commune

Et de l’ensemble de ses livres

Jeudi 6 mars, 19 h
86, rue de Marseille 69007 Lyon
tel & fax :          04 78 72 84 22       

http://terre.des.livres.free.fr/

mardi 13 novembre 2007

Pour redécouvrir le peintre EVARISTO, La nuit du corregidor, Texte de Jacques Dugelay

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Cliquer sur la lettre pour  l'agrandir.

mercredi 04 avril 2007

S’abandonner dit-elle, mais pas que ça…

Un Site Ami   (Cliquer ci-dessous ) :

http://www.florencemarguier.com/index_abandonner.html

dimanche 25 février 2007

Anne de Boissy dans LAMBEAUX de Charles Juliet

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Pour Jean-Christophe, Rosa  et tous ceux, celles que ça intéresse..

Retour sur Evénement Théâtral…

A la Maison de la Poésie  PARIS

Je ne m’en lasse pas…

Cliquer sur le lien ci-dessous ( un détour sur les Ressources Visuelles s'impose, magnifiques photos d'Anne de Boissy ) :

http://www.maisondelapoesieparis.com/spip.php?article94

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mardi 20 février 2007

LES QUATRE MAINS DU VENT, Antoine CARROT , Parution chez Jacques André Editeur, et Vernissage Peinture de Jean-Christophe SCHMITT

                 I N V I T A T I O N

EXPOSITION

PEINTURES de JEAN-CHRISTOPHE SCHMITT

http://jcschmit.club.fr/index.html

DU 22 Février AU 5 Mars 2007

Vernissage le  22 à partir de 18H30

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Afin de ne pas être l'ennuyeuse vérité

Qui se prolonge sans nous satisfaire

D'une vie nombreuse où l'immobile obtient

Le silence et la sécurité

Jaillit à certaines heures par contradiction

La poursuite d'un nuage

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Ainsi qu'un oiseau de proie

Veilleur d'où découle un enchaînement

Une étincelle éclate au pli du mouvement

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Antoine CARROT , Les quatre mains du vent, 2007

* Peinture en couverture de Jean-Christophe SCHMITT,*

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Extrait prélevé page 13 ,

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poèmes recueillis par

Guylaine CARROT

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http://www.guylaine-carrot.com/

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Préface Alain Wexler,

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Jacques André Editeur .

http://www.jacques-andre-editeur.eu/

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lundi 12 février 2007

Joël VERNET nous signale des parutions chez CIRCA

Circa 1924 Editions

To: Joël VERNET

Sent: Monday, February 12, 2007 2:42 PM

Subject: Nouveaux livres de

Christian Garcin,Rainer Maria Rilke,

Jean-Loup Trassard et Joël Vernet

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5livresaplat

Chers lecteurs,


Les éditions Circa 1924 sont enchantées de vous annoncer

la sortie simultanée de quatre nouveaux livres :



- A Budapest, de Christian Garcin

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- Vladimir, le peintre de nuages, de Rainer Maria Rilke (un récit inédit en français traduit de l'allemand par Jean-Yves Masson)

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- Amère la mer, de Jean-Loup Trassard

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- L'homme de la scierie sous la pluie, de Joël Vernet (illustré d'encres de Jean-Gilles Badaire)

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Ils seront disponibles en librairie le 14 février 2007

au prix unitaire de 7 Euros ttc mais vous pouvez dès à présent les acheter sur notre site internet. www.circa1924.com

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A Budapest
Christian Garcin

A Budapest
Christian Garcin

Les premières phrases

Mme Esterhazy ressuscita au début du mois de février,

un matin où le froid avait été si vif et le gel si intense qu’on pouvait traverser le Danube à cheval. Ce n’était pas le premier cas de résurrection cette année-là à Budapest, où on en compta vingt-trois - treize femmes, dix hommes, qui tous disparurent aussi mystérieusement qu’ils étaient arrivés -, ni même de la décennie écoulée - quatre-vingt-douze en tout -, mais enfin c’était la première ressuscitée avec qui de nombreuses personnalités tout à fait dignes de foi purent converser tranquillement.

L'auteur

Christian Garcin vit non loin de Marseille, où il est né en 1959. Grand lecteur depuis le plus jeune âge, il publiera son premier texte Vidas chez Gallimard en 1993. Suivront ensuite de nombreux livres, dont son premier roman Le vol du pigeon voyageur, salué par la presse, les nouvelles Fées, diables et salamandres ou l'essai L'autre monde. Il collabore régulièrement aux revues Le Mâche-Laurier, Théodore Balmoral, Le Nouveau Recueil et la NRF. L'auteur s'inscrit parfaitement dans la nouvelle génération des écrivains français qui défendent une idée de la littérature proche de ce qu'on a pu appeler, avec Jean Paulhan, les Belles Lettres, sur les pas de Marcel Schwob, Valéry Larbaud, Pierre-Jean Jouve ou Pierre Michon.

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Vladimir, le peintre de nuages
Rainer Maria Rilke
Traduit de l'allemand par Jean-Yves Masson



Les premières phrases

De nouveau, ils ont le moral au plus bas, se sentent de trop : des renégats, des dupes à tous les sens du terme. Chacun est plongé dans ses pensées, tour à tour levant et baissant les yeux avec un air de mépris continuel.
C’est dans cet état d’esprit que le baron déclare : " Ce café n’est vraiment plus possible : pas de journaux, pas de service, rien ! " Les deux autres sont entièrement de son avis. On reste donc assis autour de la petite table de marbre qui ignore au juste ce que ces trois personnes attendent d’elle. La paix, voilà ce qu’ils veulent. La paix, tout simplement.

L'auteur

Né à Prague en 1875, Rainer Maria Rilke a une enfance solitaire en Allemagne. Il passe cinq ans dans des écoles militaires puis étudie l'histoire de l'art, la littérature et la philosophie. Sans réelles attaches, il vit, entre autres, en Russie, en France et en Suisse où il écrit des recueils de poésies en français, tels que Vergers ou Les quatrains valaisans. Le livre de la pauvreté et la mort révèle la richesse de sa vie intérieure. Rainer Maria Rilke décède en 1926, des suites d'une mauvaise piqûre de rose qui dégénéra en leucémie. Il refusa les soins thérapeutiques qui auraient pu lui éviter la souffrance, de peur de voir lui échapper "sa propre mort".
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Amère la mer
Jean-Loup Trassard


Les premières phrases

Elle vous lèche les pieds, chuchote dans le cou, pose des coquillages, puis se replie, " viens, viens ! " Elle s’avance, paraîtra deux fois le jour, même la nuit. Elle se fait les yeux bleus, brode ses volants d’écume. Elle appelle en toutes langues, tant d’oreilles l’ont écoutée. Vague après vague reprise et relancée elle inspire des murmures : " Ah, le large ! "

L'auteur

Jean-Loup Trassard est né en 1933 à Saint-Hilaire-du-Maine en Mayenne où il connaît une enfance campagnarde rythmée par les travaux agricoles et qui influencera toute son oeuvre d'écrivain et de photographe. Il dit de lui-même qu'il est un "écrivain de l'agriculture". Depuis 1961, il a publié une trentaine de livres dont, chez Gallimard, des textes courts, des récits (Paroles de laine), des romans (Dormance) et Au temps qu'il fait, des photographies et des textes (Le voyageur à l'échelle) dans lesquels il raconte son "territoire", offrant une vision à la fois ethnologique et poétique de la civilisation rurale traditionnelle qui disparaît irrémédiablement.
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L'homme de la scierie sous la pluie
Joël Vernet

Encres de Jean-Gilles Badaire

Les premières phrases

Une toute petite histoire plus légère qu’une barque, que son frôlement le long des berges entre les roseaux où ne pénètre surtout pas la rumeur du monde. La vie de chaque homme est une toute petite histoire, une embarcation trouée de part en part, un refrain minuscule, inaudible, une partition muette qu’un jour les fougères avalent. Dans la vie la plus simple, le regard sait accueillir cela : l’invisible qui va partout sur les routes, qui entre dans les maisons, qui boit le sang des coeurs ; le regard que portent la contemplation, l’attente, la lenteur, la vision simultanée de l’immense et du minuscule.

L'auteur


Né en 1954 aux confins de la Haute-Loire et de la Lozère, Joël Vernet vit non loin de Lyon quand il n'est pas en voyage ou parti à l'aventure en Afrique, son continent de prédilection. Auteur d'une vingtaine d'ouvrages, il cultive un goût immodéré pour la langue française, la langue d'Oc et, sans livre à la maison, se passionne pour les paysans " qui parlent comme des princes. "


Le peintre Jean-Gilles Badaire, né à Bourges en 1951, est le créateur d'une oeuvre très personnelle maintes fois exposée. Ses collaborations avec de nombreux écrivains tels que Salah Stétié ou Blaise Cendrars en ont fait un artiste très apprécié du monde littéraire.

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Ces livres font partie de la collection Accordéon, imprimée sur un luxueux papier au toucher incomparable, habituellement réservé aux tirages de tête et de bibliophilie. Ils sont constitués d'une longue bande pliée en accordéon et habillée d'une couverture à rabats.

Toujours disponibles dans cette même collection :

-
Ombellifères, de Philippe Claudel (illustré de dessins d'Emile Gallé)
-
Comme un chemin, de Christian Viguié

Editions Circa 1924
1 rue Jacques Mawas
75015 Paris

Tél 33 1 44 19 76 95

E-mail info@circa1924.com 

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jeudi 08 février 2007

Bernard PLOSSU Photographe, Rétrospective à STRASBOURG / La petite feuille de la liberté , Joël VERNET

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Exposition rétrospective de

BERNARD PLOSSU 

du 16 février au 27 mai 2007

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       au

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Musée d’Art moderne et contemporain 

Les Musées de Strasbourg
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Téléphone (+33) 3 88 23 31 31
Fax (+33) 3 88 23 31 32
Site web

http://www.musees-strasbourg.org/F/agenda/agenda.html

1, place Hans Jean Arp
67000  Strasbourg
France

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ouvert du mardi au samedi de 11h à 19h le jeudi de 12h à 22h le dimanche de 10h à 18h fermé le lundi

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La petite feuille de la liberté

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Sans doute considérerez-vous qu’il est vain, idiot de vouloir relater l’histoire d’une feuille morte photographiée à Hyères, au seuil de la Villa Noailles, sauvée de l’oubli comme une grande dame qui part danser dans la nature. A quoi bon s’intéresser aux arbres, aux feuilles ? A quoi bon ? Puisque tout cela est voué à la pourriture immédiate. Bernard Plossu, lui, réalise exactement le contraire, sans se forcer et il a bien raison. Il dialogue silencieusement avec ce que l’on ne voit plus car, comme le grand poète argentin Antonio Porchia ou le moine Kamo no Chômei du douzième siècle japonais, il sait d’intuition pure que les grandes choses de notre vie résident dans l’infime, le délaissé, le silencieux. Ce n’est pas un savoir théorique, technique. C’est le savoir de la vie-même, des épreuves traversées, des joies intarissables. Tombant sur le sol, livrée au hasard, cette feuille presque morte n’a produit aucun bruit, suggéré la moindre rumeur. Elle s’est posée là, délivrée d’une branche, s’offrant dans sa nudité même à celui qui sait voir, offrant cette permanence de la beauté invisible, ténue, pourtant aussi vaste que l’univers. Le photographe,  puisque c’est son métier, en poète véritable, rend hommage à la petite feuille de la liberté. Ce n’est pas peu, croyez-moi. Nous le mesurons tellement dans les jours plissés, dans ces bruyants tapages que font les journaux, les écrans noirs dans leur défi délibéré d’anéantir ce souffle en déversant leurs avalanches d’images prisonnières.

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Joël Vernet ©

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Quelques Liens Internet  / Bernard PLOSSU   :

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PHOTOSAPIENS .COM

http://www.photosapiens.com/article.php?id_article=2025

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ÉTAPES 

http://www.etapes.com/blog/?q=node/1601

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CATHERINE PHILIPPOT RELATION MEDIAS

http://relationsmedia.photographie.com/?evtid=110197&PHPSESSID=a98622f9742ede272772bfbc6353da6c

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